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Le Dire-Lieu ou lieu du délire des mots, chanté par le poète Zabbalin. Une succession de mots parfois ponctuée d’allitérations, dans un rythme apaisant, et portée par un souffle d’évasion bienfaisante.

Préambule :
J’ai le pied gauche qui tape plus fort que le droit mais je ne suis pas plus l’un que l’autre. J’essaie, simplement et naïvement,  de cadencer mon pas, boiteux et boitant, emboîtant et emboîté, sur les sentiers de mon choix. Loin de l’ornière et du sillon. J’ai le goût de la friche et des envies d’Afrique. L’humanité est un aliment premier. La parole qui la relie et la constelle est, de toutes les épices, celle qui parfume mes préférences.
Libérer les mots, c’est dessiner en trait d’union la silhouette d’un espace commun et tendre dans l’air les contours invisibles d’une forme nouvelle, prête à être découpée aux ciseaux de nos volontés. Elle pourrait être la nôtre. C’est à elle, à ces si dans l’air que je voue le Dire-Lieu. C’est à leurs vols que j’inspire le printemps qui nous arrive et c’est pour eux, pour enfin leur offrir un ciel, que j’imagine fabriquer des lieux.

L’oralisme, cet ordre du cri qui ne dit rien, s’impose au monde avec l’évidence du renoncement.
Il n’y aurait pas d’autres voies.
Pas d’autres voix.
Pas d’autres réels que ceux qui tendent à vouer l’humanité à la production d’intérêts et de dividendes et l’implacable progression de ces logiques serait un avenir inéluctable.
Peu importe que l’ogre bouffe de l’humain à s’en faire dégueuler les tripes et gonfler les bourses.
Et peu importe que sa défécation permanente dépose les matériaux de la division. Les murs et le noir nous sont promis. Une seule voie. Tout est dit.

Tout est ou dit ou tout est tu ?

La mémoire se noie dans un flot d’image.
L’océan avale la source et nous inonde. La montée des eaux, le déluge.
Il faut des abris.
Peu importe que je rapporte ici l’histoire d’un jeune afghan ou d’une abeille ouvrière. Nous sommes, nous aussi, les réfugiés de cet insoutenable ordinaire.
Il faut des lieux.
Des lieux qui ne soient pas des stèles, qui ne soient pas d’esthètes, des lieux libres. Peut-être analphabètes.
Il ne s’agit plus de pleurer ou de rallier. Maintenant, c’est de vivre dont il s’agit.
Il faut des lieux. Des lieux sans murs. Des lieux de vie. Des lieux pour l’esprit.

Il faut des endroits pour nos inversions.
Ainsi vit le dire-lieu.

 

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