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Le Moulin de l’Huilerie de Fontaine-Fourches accueillait les visiteurs durant les journées du 19 et du 20 mai. C’était également l’occasion de compléter cette visite par celle de la Miellerie de Robert Turiot, située en face de la Mairie.

Samedi 19 mai, Dominique Thuillier, propriétaire du Moulin de l’Huilerie et Robert Turiot, apiculteur, ont accueilli des visiteurs inattendus. Olivier Lavenka, Conseiller Départemental et Christian Jacob, député de la 4e circonscription de Seine-et-Marne. Accompagnés par Xavier Lamotte, Maire de Fontaine-Fourches, ils ont pu admirer et apprécier la restauration du Moulin, le fonctionnement de sa meule et de la roue à aube qui l’entraîne, mue par le débit du Charriot.

Le Charriot

Le cours du Charriot est alimenté, aujourd’hui, par le trop plein des sources où puisent les communes de Fontaine-Fourches et de Courceaux.  « Charreau« , dont l’orthographe a varié au cours des siècles avant de se fixer en « Charriot », fait référence à une transcription phonétique de « charrie-eau » (qui charrie de l’eau).

Ce moulin avait pour fonction de produire de l’huile d’œillette.

Le pavot noir (ou pavot bleu) ou « œillette« 
Cet oléagineux a presque disparu du paysage de nos campagnes, depuis que de nombreuses variétés d’huiles garnissent les rayons des magasins d’alimentation.
On utilisait, au siècle dernier, et ce, jusqu’en 1945, au nord de la Seine, dans tout le bassin minier et en Belgique, l’huile d’œillette comme huile de table de consommation courante.
Or, on ne la trouve plus, aujourd’hui, que dans les maisons d’alimentation diététique, grâce à la faculté qu’elle aurait de dissoudre les lithiases. 
Le déclin de l’œillette a commencé, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, dès que l’auto-approvisionnement en huile de la population ne s’est plus avéré nécessaire. Il est lié, principalement :
– d’une part, à la concurrence du colza, qui obtient des rendements plus élevés en surface, et qui peut être récolté mécaniquement.
– et, d’autre part, à la restriction légale de la culture de cette variété de papavéracée : si la graine ne contient aucun alcaloïde toxique, en revanche, comme tout  pavot, son latex renferme l’opium.
Aujourd’hui donc, les agriculteurs qui en assurent la production, la cultivent dans un cadre strict et sévèrement contrôlé :
– à titre comestible, pour les graines (destinées à la boulangerie et à la pâtisserie) et pour l’huile, par contrats passés avec des semenciers céréaliers
– à titre curatif, pour l’opium et ses dérivés, par contrats passés avec des laboratoires pharmaceutiques.

La Miellerie

Robert Turiot assurait la continuité de cette visite, en faisant découvrir la richesse de son métier d’apiculteur ainsi que sa production mellifère et ses nombreux produits dérivés.

Une passion communicative aux visiteurs

La passion de Dominique pour son Moulin et celle de Robert, pour ses abeilles est toujours vivement partagée des visiteurs. Olivier Lavenka et Christian Jacob n’ont pas échappé à ce rituel, sympathique et enrichissant.

 

Informations complémentaires

Liens utiles

MOULIN DE L'HUILERIE - MIELLERIE
Rue de l'Huilerie
77480 Fontaine-Fourches

Localisation du projet 'Journées européennes des Moulins et du patrimoine meulier'

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