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Une boucle de randonnée pédestre, reliant Les Ormes sur Voulzie, Chalmaison, Everly et Saint-Sauveur-lès-Bray, aura dévoilé une tranche d’histoire de la Bassée, ce samedi 31 août.

Le parcours

Un parcours de 19 km, organisé par l’association Patrimoine et Culture en Bassée, réunissait 80 randonneurs au départ des Ormes-sur-Voulzie. Celui-ci se composait de 4 étapes, haltes historiques et musicales. La dernière, s’achevait par un souper dans la salle des fêtes des Ormes-sur-Voulzie.

Les étapes

Chalmaison

Jean-Pierre Delannoy, Maire du village, accueillait les randonneurs dans l’église Saint-Etienne. Après avoir présenté un bref historique de l’édifice, il laissait la place à un divertissement musical. Le violoniste Samuel Leloup et le violoncelliste Jean-Baptiste Valfré, professeurs du Conservatoire de musique de Provins, interprétaient successivement Wolfgang Amadeus Mozart, Jean-Sébastien Bach et Henry Purcell.

Everly

Accueillis sur l’Espace du Miroir, les participants ont découvert le kiosque créé par une équipe de bénévoles. Claude Monteil, Compagnon du Devoir a détaillé les phases de cette réalisation, résultat de l’engagement d’une équipe de bénévoles et du soutien de la municipalité.

Un récital de Jazz complétait cette étape au plan musical, avec la formation JAM SQUARE.

Saint-Sauveur-lès-Bray

L’histoire de Saint-Sauveur-lès-Bray et de son église Saint-Paterne-Saint-Pavace, était résumée par la municipalité, avant de laisser place au concert du Petit Chœur du Montois et du Provinois. Le public aura pu apprécier la prestation de Maud Chabanis, soliste, sous la direction de Fabrice Sansonetti.

Les Ormes-sur-Voulzie

Cette étape de retour, attendait les randonneurs dans l’église, pour un dernier concert donné par Gaelle Guenver et Benoît Guenoun. Les pièces musicales étaient entrecoupées par la lecture de textes, effectuée par le conteur Thierry Solé de la Compagnie « Comment Dire ».

Histoire

Si le passé de chaque commune visitée était très intéressant, bien que présenté brièvement, l’histoire de la Bassée en était une parfaite synthèse, restituée par Maryse Margraf. En voici un aperçu :

« Notre territoire a été peuplé dès la préhistoire, 4000 ans avant J-C. On découvre une lente colonisation le long de la Seine, de Nogent-sur-Seine jusqu’à Paris. L’habitat se répartit, protégé de 4 palissades ; tel le site de Noyen, installé dans un méandre au centre duquel, ont été construits les magasins et les habitations, alignés en rangées.

Nous sommes au débouché de l’un des trois couloirs d’invasions. 

Celles d’Attila, des Normands, la longue série de guerres franco-françaises s’étalant des Bourguignons à la Guerre de Cent-Ans, les guerres de religions et toutes les contestations du pouvoir central, trop injuste pour le peuple des campagnes, sans oublier les guerres de 1789 à 1945, sont passées sur le territoire en laissant ruines et désolation.

A l’époque de la domination romaine, la région de Bray (Braiacum), est incorporée au diocèse de Sens, division administrative, à la tête de laquelle était nommé un magistrat romain, appelé évêque, chargé de l’inspection et du contrôle de la province; il était assisté de chefs militaires qui avaient le titre de Comtes.

Après la chute de l’Empire Romain, les divisions administratives restèrent en place.

Le christianisme s’étant implanté, les responsables religieux prirent le titre d’évêque et conservèrent le terme de diocèse à leur territoire.

Ce n’est que sous le règne de Charlemagne qu’apparaissent les comtes bénéficiaires ( Le roi offre un territoire à un homme qui a rendu des services importants, en matière de défense du territoire). Le premier Comte de Champagne est Aldraume. En 854 le Comté de Champagne devient héréditaire.

L’importance de la Seine-et-Marne dans l’histoire, s’explique par la présence royale. Les rois capétiens établirent des résidences, non loin de Paris et proches du puissant Comté de Champagne qui débutait à Nangis.

 Melun, du XIe au XIIe siècle, fait figure de capitale. Philippe Auguste naîtra au château de Melun, Blanche de Castille et son fils, le futur Saint-Louis, y résideront fréquemment jusqu’à la construction de la Saint Chapelle et du Palais, dans l’Île de la Cité. 

Avec les guerres d’Italie, un vent nouveau souffle sur l’architecture. Le château de Fontainebleau, à l’origine pavillon de chasse, devient le plus grand chantier de la Renaissance. Les architectes, Serlio, Pierre Lescot, Philibert de l’Orme, Androuet du Cerceau, Salomon de Brosse, sont ceux qui construisent les plus beaux châteaux du moment.

La proximité de la Cour, les donations royales, dès le Moyen-Âge justifient et expliquent l’existence de tant de châteaux, d’églises et d’abbayes.

A partir des XIV et XVe siècles, seigneurs et bourgeois assujettis par les rois de France, ont cherché à s’implanter au plus proche de la cour, parce qu(ils y occupaient une charge. Ils ont fait édifier des châteaux ou reconstruire ceux déjà existants, tels Sigy, Noyen-sur-Seine, Villeceaux, Passy-sur-Seine, Everly, Flamboin, aujourd’hui propriétés privées.

La baronnie de Bray

Elle est créée en 958 et s’achève à la Révolution en 1793. A la mort de Charlemagne, l’Empire Carolingien se disloque, les seigneurs sont devenus de véritables brigands se faisant la guerre. Au Xe siècle, il semble que le royaume appartenait au roi, mais sous la suzeraineté de l’archevêque de Sens.

Le roi Louis IV décide de mettre un terme à ce désordre politique. Il crée pour un de ses fidèles, Bouchard, fin stratège, la baronnie de Bray, composée de vingt neuf fiefs. Il est à l’origine de la création du monastère de Saint-Sauveur-lès-Bray. Le domaine qui lui est confié est très vaste, il s’étend le long d’axes stratégiques : la Seine, la voie romaine de Sens à Meaux.

Bouchard II fit construire à l’emplacement de la Maison des Services au Public (MSAP) de Bray-sur-Seine, ancien hospice, la grosse Tour féodale, témoignage de puissance et d’indépendance, de laquelle relevaient les seigneuries de la Bassée, du Montois et du Sénonais.

De là, vient le blason de la ville : la grosse Tour et les deux rameaux d’olivier.

Bray fut incorporée à la Champagne (1118), sous Thibault II, avant de passer sous la tutelle de Philippe Auguste et des Rois de France.

Louis IX prend possession de la baronnie sur Thibault VI, futur Roi de Navarre.

Les Rois de France resteront barons de Bray, durant 150 ans environ.

. . .  Jeanne d’Arc passa à Bray avec Charles VII, le 14 septembre 1429. En 1463, faute de paiement d’une dette du Roi de Navarre, la ville et seigneurie de Bray, furent vendues au Comte Jean de Dunois, bâtard d’Orléans et passa ainsi à la Maison d’Orléans-Longueville, puis par mariage en 1528 de Charlotte d’Orléans, à la Maison de Savoie-Nemours qui régnera sur Bray jusqu’en 1647, date à laquelle le fief de Bray, passera à la famille de Mortemert. »

Extrait du passeport de la randonnée, disponible à la Maison de la Presse, à Bray-sur-Seine.

Informations complémentaires

LES ORMES SUR VOULZIE

77134 Les-Ormes-sur-Voulzie

Localisation du projet 'BALADE DES BALLADES DANS LA BASSEE'

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